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Paroles de Pros #1 - Grégory Daventure

Paroles de Pros #1 - Grégory Daventure

Publié le 08/04/2021


Paroles de pros c’est une série d’interviews mensuelles de nos anciens stagiaires de JPM
Conseil où ils nous font part de l’évolution de leur vie professionnelle après leur passage sur
nos bancs, mais également de leur vécu en formation, ainsi que de leurs conseils à
destination de nos stagiaires, actuels et futurs.

Ce mois-ci, c’est Grégory Daventure, diplômé JPM Conseil en juillet 2020, qui s’est prêté au
jeu. Si notre formation donne les clés pour devenir dirigeant de sa propre entreprise de
sécurité privée, Grégory fait partie de nos anciens stagiaires ayant utilisé leur passage chez
JPM Conseil comme un tremplin vers un poste à hautes responsabilités pour le compte
d’une grande entreprise. La preuve : il est actuellement responsable régional pour Amazon
France !


Comment vous êtes-vous retrouvé sur les bancs de JPM ?


Je viens du monde de la sécurité privée et avant cela j’ai travaillé plusieurs années dans la
police nationale. Dans la sécurité privée, j’ai plus ou moins commencé en bas de l’échelle et,
au fil de mes différentes montées en compétence, j’ai fini par atteindre le statut de
responsable d’exploitation et responsable client. J’avais donc déjà occupé des postes
d’encadrement avant mon passage chez JPM Conseil.
En revanche, étant titulaire uniquement d’un Bac et ayant pour volonté d’accéder à des
fonctions à plus hautes responsabilités, je n’avais pas d’autre choix que de compléter une
formation telle que celle proposée par JPM, ces fonctions étant très réglementées.


Vous avez donc pris un poste à hautes responsabilités après votre passage chez JPM Conseil ?


C’est exact. À la fin de ma formation chez JPM Conseil, j’ai obtenu un poste en tant que
responsable régional, pour un client qui n’est ni plus ni moins que Amazon ! Je m’occupais
de piloter la prestation de sécurité sur l’intégralité des centres de distribution en région
Rhône-Alpes pour ce client, notamment au niveau opérationnel ou en termes de qualité.
Mais à l’heure actuelle je suis en train de changer d’entreprise, dans laquelle je vais occuper
le poste de responsable d’exploitation, sur toute la moitié sud de la France. Cela va être
encore une fois pour le compte d’Amazon, mais je devrai cette fois gérer les prestations de
sécurité sur les deux tiers de l’Hexagone, de Mulhouse à Marseille, en passant par Toulouse.
Finalement cela se rapproche d’un statut de responsable régional, ou encore de responsable
de division.
En effet, non seulement les titres changent d’une entreprise à l’autre, mais la sécurité privée
est en train d’évoluer. On se retrouve maintenant avec des anciens postes qui ont gardé
certains titres, mais avec des responsabilités supplémentaires. La preuve : si un responsable
d’exploitation était auparavant un agent de maîtrise, il a aujourd’hui un statut de cadre
d’entreprise.


Avez-vous une journée type ?


Aucune journée ne se ressemble ! D’ailleurs, quand on est encadrant dans la sécurité privée
il faut impérativement être à l’aise sur deux aspects : l’anticipation et la capacité
d’adaptation. Bien sûr, vous allez commencer votre journée en ouvrant votre ordinateur, en
regardant vos mails et en vérifiant votre agenda, mais il y aura toujours une part d’imprévu
dans vos journées : une réunion ou un rendez-vous car tout ne se passe pas comme prévu à
tel endroit, un recrutement, etc.
De même, dans une même journée on peut se retrouver à faire de la planification, se rendre
à un rendez-vous client ou encore examiner le compte d’exploitation, mais si l’on doit par
exemple travailler sur un appel d’offre, celui-ci prendra le pas sur le reste de nos tâches, vu
son importance et la charge de travail que cela représente.
En résumé, certaines tâches rythment mes journées, mais je ne suis jamais à l’abri d’une
disruption dans mon emploi du temps !


Passons à votre expérience en formation. Pouvez-vous nous en partager un moment mémorable ?


Ce que je retiens le plus de la formation c’est l’esprit de solidarité et d’entraide qui a animé
la session à laquelle j’ai participé. C’était une promotion avec des profils ayant tous des
niveaux différents sur les différents thèmes abordés : certains étaient meilleurs en droit,
d’autres très à l’aise sur l’aspect financier ou encore en ressources humaines. De même,
certaines personnes partaient de très bas, tandis que d’autres avaient déjà de bonnes
notions acquises au fil de leurs expériences professionnelles. Pour ma part par exemple,
j’avais déjà de solides connaissances en droit puisque je venais de la police, tandis qu’une
autre stagiaire avait des notions très avancées en comptabilité et en ressources humaines.
On a donc finalement tous essayé de s’aider pour comprendre les choses et de se tirer vers
le haut. Niveau ambiance ça a vraiment créé un esprit de camaraderie.


Quel aspect de la formation vous a le plus marqué ?


Au moment où j’ai suivi la formation en Juin 2020, les protocoles sanitaires relatifs à la
COVID-19 imposaient encore un enseignement en distanciel. Je n’avais encore jamais suivi
de formation sous ce format-là, et pour une première j’ai trouvé cela très réussi. On pouvait
se voir, même à distance, on avait les réactions des uns et des autres, que ce soit des
stagiaires ou des formateurs. Cette formation, telle qu’elle est en distanciel, est tout à fait au
niveau pour que les étudiants puissent apprendre et travailler dans de bonnes conditions.
De plus, concernant les thématiques abordées, j’ai beaucoup apprécié l’intervention du
général Michel Commun, qui est un véritable puit de science au niveau du droit. Cela était
en partie dû au fait que je viens de la police, mais également car il aime transmettre son
savoir et que cela se ressent. Et puis dans notre corps de métier la législation ça reste la
base !


Quel est, selon vous, le plus grand enseignement que vous ayez tiré de la formation ?


Le plus grand enseignement que j’ai tiré de mon passage chez JPM est plutôt une
confirmation d’une idée que j’avais : l’école, la formation, sont là pour nous donner les bases
théoriques, mais une fois sur le terrain celles-ci peuvent se retrouver modifiées par la réalité
du marché. Et c’est quelque chose qui n’a pas manqué d’être souligné lors de ma formation :
on nous a donné les connaissances théoriques, tout en nous préparant au fait que sur le
terrain ça peut dévier à droite, ça peut dévier à gauche et que tout n’est pas exactement
comme on l’apprend.
Ce qui fait la différence une fois de retour en entreprise c’est de s’appuyer sur ce que l’on a
appris au bon moment et d’adapter la base théorique à la pratique.


Revenons à votre expérience professionnelle. Quel a été votre plus gros challenge depuis votre diplôme ?


À peu près au même moment que mes examens de fin de formation chez JPM, j’avais trois
pistes de recrutement, dont deux très intéressantes. Une était de prendre la gérance d’une
entreprise et la deuxième était de prendre la responsabilité de la région Rhône-Alpes pour
Amazon. J’ai donc choisi Amazon et ce poste a alors représenté un énorme challenge. Selon
moi, une année passée chez Amazon sur un poste à responsabilités correspond à cinq
années travaillées dans n’importe quelle autre entreprise, tant la pression et la charge de
travail est élevée. Cela fait 8 mois que j’y suis et cela fait donc 8 mois que je travaille 7 jours
sur 7. Mais il y a également une satisfaction, un accomplissement derrière tout ce travail. En
effet, nous avons ouvert un site supplémentaire du côté d’Annecy en octobre dernier et le
directeur du site est ravi. J’ai été présent pour lancer ce site là et c’est aujourd’hui un de
ceux qui fonctionne le mieux de la région, donc je pense avoir bien réussi ce challenge.


Très belle réussite ! Avez-vous un autre accomplissement à partager avec nous ?


Mon prochain grand accomplissement sera sûrement le prochain poste que je vais prendre,
étant donné que je vais gagner en responsabilités. Je vais devoir gérer une subdivision
faisant plus ou moins les deux tiers de la France, on sera donc sur une marche au-dessus en
termes de complexité. Pour l’instant, c’est un challenge qui ne fait que commencer. Nous
sommes encore loin de l’accomplissement, mais on peut se donner rendez-vous dans un an
pour en reparler !


Une dernière question avant de se quitter, quel(s) conseil(s) donneriez-vous à nos stagiaires actuels et futurs ?


C’est un conseil que nous donnent déjà les intervenants en formation, mais il est essentiel à
mes yeux : il est primordial d’avoir une bonne hygiène de vie. Pour réussir la formation, il
faut bien dormir et bien manger afin de pouvoir assumer le rythme soutenu : vous vous
levez à 6h, vous buvez votre café, vous vous mettez devant votre ordinateur et vous
n’arrêtez pas de travailler jusqu’à 23h. Sans une bonne hygiène de vie c’est un cap très
difficile à maintenir.

Un autre de mes conseils est de vraiment écouter les conseils des intervenants. C’est leur
métier, ils font ça tous les jours et ont vu passer une multitude d’élèves avant vous. Par
exemple, quand ils disent de se préparer et d’anticiper le travail, notamment au niveau du
mémoire technique, ce n’est pas pour rien.

Après tout, c’est un titre niveau II, donc équivalent Bac+4, donc soit on y est, soit on n’y est
pas et il faut se donner les moyens d’y être !


Merci à Grégory Daventure d'avoir pris le temps de répondre à nos questions. Si vous souhaitez être tenus au courant de ses actualités professionnelle, n'hésitez pas à le suivre sur
LinkedIn.
Conseils d'entrepreneurs #1 - Bien choisir le statut de son entreprise

Conseils d'entrepreneurs #1 - Bien choisir le statut de son entreprise

Publié le 09/04/2021


Une des premières étapes lors de la création de votre entreprise est bien entendu le choix du statut juridique de celle-ci. En effet, en France nous retrouvons différents statuts juridiques pour une entreprise, tous ayant des modalités différentes et leur influence propre sur la structure et le fonctionnement de celle-ci.

Il faut alors se montrer particulièrement vigilant sur ce choix, étant donné qu’il aura un impact notamment sur la fiscalité ou encore la réglementation à laquelle sera soumise l’entreprise.

On retrouve parmi ces statuts une myriade d’acronymes : entreprise individuelle, EIRL, SARL, EURL, SAS, SASU, SA, SNC… Difficile de s’y retrouver et de faire son choix lorsque l’on n’est pas déjà un habitué de la création d’entreprise de sécurité privée ! C’est pourquoi nous allons vous guider, en vous présentant d’abord ces différents statuts, puis en vous indiquant lesquels sont les plus adéquats pour une entreprise de sécurité privée.
 
 

L’entreprise individuelle 

 
L’entreprise individuelle est une forme simplifiée d’entreprise bénéficiant d’une certaine souplesse quant aux formalités de création et de fonctionnement dont doit s’acquitter son propriétaire. En effet, les seuls documents à remplir lors de la création sont le formulaire P0 de déclaration de création d’une entreprise, ainsi que la déclaration de non-condamnation pour l’entrepreneur. De plus, il n’est pas nécessaire d’ouvrir un compte bancaire professionnel pour commencer son activité sous ce statut. Enfin, il n’y a pas de distinction entre le patrimoine privé, le patrimoine de l’entrepreneur et le patrimoine professionnel de l’entreprise individuelle.
En revanche, ce dernier point représente deux inconvénients majeurs. En effet, les bénéfices de l’entreprise individuelle sont directement imposés au nom du chef d’entreprise et en cas de difficultés financières, les créanciers peuvent poursuivre l’entrepreneur sur ses biens personnels.
 
Mais, il existe un statut d’entreprise proche de l’entreprise individuelle, mais avec toutefois plus de sécurité financière : l’EIRL.
 
 

L’EIRL (Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée)

 
L’EIRL est proche de l’entreprise individuelle dans le sens où les démarches administratives propres à ce statut sont également simplifiées. En effet, l’entrepreneur doit uniquement remplir les formulaires P0 et P EIRL et effectuer une déclaration d’affectation, ainsi qu’une déclaration de non-condamnation pour l’entrepreneur.
Le changement principal réside en la responsabilité du chef d’entreprise. En effet, celle-ci est plus limitée que dans le cas d’une entreprise individuelle et s’arrête aux biens affectés à l’entreprise. 
Il est également possible d’opter pour l’impôt sur les sociétés au lieu de l’impôt sur le revenu.
En revanche, il est obligatoire d’ouvrir un compte bancaire professionnel.
 
Comme leur nom l’indique, ces deux statuts sont à considérer lorsque vous êtes le seul entrepreneur et dirigeant de l’entreprise. Mais, lorsque vous souhaitez vous associer à une ou plusieurs autres personnes, il existe également d’autres statuts répondant à ces critères, comme par exemple la SARL.
 
 

La SARL (Société à Responsabilité Limitée)

 
Une SARL peut compter de 2 à 100 associés. Elle ne requiert pas de capital social minimum, tous les apports étant permis.
En revanche, comparé à d’autres statuts, son fonctionnement est strictement encadré par le code du commerce.
 
Une SARL est assujettie à l’impôt sur les sociétés, mais il est possible d’opter pour le régime des sociétés de personnes ; sans limitation de durée lorsque la SARL est constituée entre membres d’une même famille, et temporairement dans les autres cas.
 
Concernant le statut social des dirigeants, ceux-ci sont assimilés à des travailleurs non-salariés lorsqu’ils détiennent plus de 50% des parts de l’entreprise (SARL majoritaire). En revanche, s’ils en détiennent moins de 50% (SARL minoritaire) ou exactement 50% (SARL égalitaire), ils sont assimilés à des salariés.
 
À savoir également que le gérant majoritaire d’une SARL est redevable des charges sociales sur une partie de ses dividendes.
 

 

L’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée)

 
Dans le cas où une SARL comporte uniquement un associé, celle-ci est considérée comme une EURL.
 
Elle est normalement assujettie à l’impôt sur le revenu, mais il est également possible d’opter pour l’impôt sur les sociétés. De plus, si l’associé est une personne morale, l’EURL sera obligatoirement assujettie à l’impôt sur les sociétés.
 
Enfin, concernant le statut du dirigeant, lorsque celui-ci est également l’associé unique de l’EURL il est considéré comme un travailleur non salarié, tandis que lorsque qu’il n’est pas l’associé unique, il est assimilé à un salarié.
 
De plus, comme dans le cas de la SARL, le gérant associé unique de l’EURL est redevable des charges sociales sur une partie de ses dividendes.
 
 

La SAS (Société par Actions Simplifiée)

 
Au moins deux personnes sont nécessaires pour créer une SAS. Tout comme la SARL ou l’EURL elle ne requiert pas de capital social minimum, tous les apports étant permis. 
 
En revanche, contrairement à la SARL ou à l’EURL, le fonctionnement d’une SAS est peu encadré par le code du commerce, ce qui permet de disposer d’une certaine liberté quant à l’élaboration de son fonctionnement. Il est cependant obligatoire d’en nommer un dirigeant.
 
La SAS est assujettie à l’impôt sur les sociétés, mais elle peut également dépendre temporairement du régime des sociétés de personne.
 
À noter également qu’il n’y a pas de charge sociales sur les dividendes des associés d’une SAS.
 

 

La SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle)

 
Une SASU est à une SAS, ce qu’une EURL est à une SARL. En effet, lorsqu’une SAS bénéficie d’un associé unique, on parle alors de SASU.
 
Elle est ainsi régie par les mêmes principes qu’une SAS, la seule différence est qu’elle est détenue par une seule personne.
 
 

La SA (Société Anonyme)

 
La SA est un statut principalement adapté aux projets d’entreprise conséquents et/ou devant être cotés en bourse.
Elle requiert au minimum 2 actionnaires (7 si elle est cotée en bourse) et au moins 37 000 euros d’apport en capital, en sachant que les apports en industrie ne sont pas acceptés sous ce statut.
Le système de fonctionnement d’une SA est beaucoup plus lourd que les entreprises sous un autre statut. En effet, elle requiert la nomination d’un président, d’un directeur général, d’un conseil administration et d’un commissaire aux comptes, et ce quelle que soit la taille de l’entreprise.
 
Tout comme la SAS ou la SARL, les bénéfices d’une SA sont soumis à l’impôt sur les sociétés, bien qu’il soit possible de dépendre temporairement du régime des sociétés de personne.
 
De plus, le dirigeant d’une entreprise est assimilé à un salarié.
 
 

La SNC (Société en Nom Collectif) 

 
Statut très peu utilisé en France, la SNC repose sur deux principes essentiels. Tout comme l’entreprise individuelle, la responsabilité des associés est illimitée. En revanche elle offre une certaine protection contre la participation de tiers, étant donné que tous les associés doivent donner leur accord concernant d’éventuelles cessions de parts.
Une SNC nécessite au moins deux associés. Ceux-ci ont la qualité de commerçants et sont considérés comme des travailleurs non-salariés, qu’ils soient gérants ou pas. Dans le cas où un gérant non-associé est nommé, celui-ci est assimilé salarié.
 
Enfin, les bénéfices d’une SNC sont soumis au régime des sociétés de personne.
 
 

Quel statut privilégier pour mon entreprise de sécurité privée ?

 
Il n’y a pas un unique statut à privilégier lorsque l’on créé son entreprise de sécurité privée. En revanche, la manière avec laquelle vous souhaitez vous développer ainsi que la présence ou non d’associés vous guideront dans vos choix.
 
En effet, si vous comptez vous associer à au moins une personne, nous vous conseillons d’opter pour une SARL ou une SAS. En revanche, si vous comptez être le seul associé de cette entreprise, il faudra vous tourner vers l’EURL, ou encore la SASU. 
 
Vous pouvez également choisir l’entreprise individuelle si vous vous lancez seul dans l’aventure de l’entrepreneuriat. Après tout, elle vous permet d’utiliser les bénéfices de votre entreprise pour vos achats personnels, ce qui peut être très avantageux, mais vous devez également prendre en considération le risque que vos possessions ou fonds personnels puissent être saisis par d’éventuels créanciers.
De même, une SA n’est pas du tout adaptée à une TPE ou PME, étant donné que ce statut existe pour les projets d’entreprise de grande envergure.
La Pause Actu #1

La Pause Actu #1

Publié le 14/04/2021


La Pause Actu c'est une série d'articles mensuels portant sur les actualités juridiques ou professionnelles de la gestion d'entreprise et de la sécurité privée. Elle a pour vocation à vous aider à voir plus clair dans des mesures ou informations parfois difficiles d'accès.


L’actualité juridique de la sécurité privée a encore une fois été riche en nouvelles informations en ce début du mois d’avril. Entre la mise à jour du protocole sanitaire applicable en entreprise et des modalités d’activité partielle, la prolongation de l’aide à l’embauche des jeunes, ou encore la modification de la date de réception des documents relatifs aux travailleurs handicapés, nous vous en disons plus dans cette première édition de la Pause Actu.
 
 

Protocole sanitaire

 
Suite à l’élargissement des mesures renforcées à l’ensemble du territoire, le ministère du Travail a mis à jour son protocole sanitaire applicable en entreprise. 
 
Évidemment, les entreprises sont tout d’abord appelées à privilégier le télétravail au maximum, en établissant un plan d’action sur les prochaines semaines. Celui-ci devra être mis en place en partenariat avec les représentants du personnel, et les actions en découlant devront pouvoir être présentées à l’inspection du travail en cas de contrôle.
 
De plus, le ministère force le trait concernant les employés possédant des symptômes de la COVID-19. Si jusqu’à présent les entreprises étaient incitées à inviter tout collaborateur présentant des symptômes de la COVID-19 à s’isoler, se faire dépister et consulter un médecin, elles doivent dorénavant permettre à tout collaborateur d’effectuer ces actions.
Les salariés ne pouvant pas télétravailler peuvent d’ailleurs « bénéficier du versement d’indemnités journalières sans délai de carence dès la déclaration des symptômes, sous réserve de réaliser un test PCR dans les 48h », en effectuant une déclaration sur declare.ameli.fr. Il en est également de même pour les personnes cas contact d’une personne atteinte de la COVID-19.
 
De même, en plus du respect des gestes barrières (port du masque, lavage des mains) lors d’un trajet en covoiturage, un nettoyage/désinfection du véhicule ainsi qu’une aération régulière de celui-ci doivent dorénavant être mis en place. 
 
Enfin, le ministère du Travail a mis en place des consignes plus strictes concernant les restaurants d’entreprises et repas pris sur site. En effet, il préconise une révision de l’organisation du travail et des flux afin de permettre le respect d’une distance de deux mètres entre les personnes à tout moment. De même, un restaurant d’entreprise est tenu, « dans la mesure du possible », de proposer des paniers repas à consommer sur le poste de travail. Enfin, il est recommandé que chaque salarié déjeune seul, sans collègue en face de lui et en respectant toujours les deux mètres de distanciation.
 
 

Activité partielle

 
Les dispositions actuellement en vigueur quant aux taux de l’allocation d’activité partielle ont été prolongées jusqu’au 30 avril 2021. Passé ce délai, à partir du 1er mai 2021, on retrouvera trois modalités d’activité partielle, applicables aux différentes entreprises concernées :
  • Un système générique.
  • Une dérogation pour les entreprises des secteurs protégés qui ne connaissent plus de baisse d’activité.
  • Une autre dérogation plus favorable pour les entreprises en fermeture administrative, subissant des restrictions sanitaires territoriales, présentes dans la zone de chalandise d’une station de ski ou d’un secteur protégé et qui subissent également encore une forte baisse d’activité.
 
 

Aide à l'embauche des jeunes

 
L’aide à l’embauche des jeunes de moins de 26 ans en CDI ou CDD de plus de 3 mois a été prolongée jusqu’au 31 mai 2021. Cette disposition, originellement ouverte pour les rémunérations inférieures à 2 Smic, s’appliquera uniquement aux rémunérations inférieures à 1,6 Smic pour les embauches réalisées à compter du 1er avril. Le montant maximum de l’aide reste inchangé, soit 4 000 euros sur un an.
 
L’aide à l’embauche d’alternants, quant à elle, a été prolongée jusqu’au 31 décembre 2021. Pour rappel, une entreprise peut y prétendre lorsqu’elle embauche un apprenti ou salarié en contrat de professionnalisation et concerne la première année d’exécution du contrat visant une formation de bac+5 maximum. Son montant reste inchangé : il est de 5 000 euros pour un salarié mineur et de 8 000 euros pour un salarié majeur.
 
Enfin, la date d’application des conditions de quota d’alternants a été reculée d’un an pour les entreprises de plus de 250 salariés.
 
 

Travailleurs handicapés

 
Les employeurs recevront les documents relatifs à leurs effectifs « travailleurs handicapés » le 30 avril au lieu du 31 mars.
 
La contribution annuelle en cas de non-respect de l’obligation d’emploi à hauteur de 6% de l’effectif dans les entreprises d’au moins 20 salariés sera due sur la DSN de mai 2021 et exigible « le 5 ou le 15 juin 2021 », comme cela devait déjà être le cas.
 
Pour rappel, trois effectifs moyens annuels 2020 seront alors communiqués aux entreprises le 30 avril 2021 : l’effectif moyen annuel d’assujettissement à l’OETH (Obligation d’Emploi des Travailleurs Handicapés), l’effectif moyen annuel des bénéficiaires de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés internes à l’entreprise et l’effectif moyen annuel des emplois exigeant des conditions d’aptitude particulières.
 

Bien sûr, les mesures relatives à la COVID-19 risquent d’évoluer en fonction de l’évolution de la situation sanitaire, nous nous donnons donc rendez-vous dans un mois pour la prochaine édition de la Pause Actu !
Le guide de la formation professionnelle #1 - Formation professionnelle, les questions qu'il faut se poser

Le guide de la formation professionnelle #1 - Formation professionnelle, les questions qu'il faut se poser

Publié le 21/04/2021


Ça y est, vous souhaitez sauter le pas et entamer votre reconversion professionnelle. Peut-être que votre métier ne vous plait plus, ou peut-être êtes-vous en recherche d’un travail avec plus de sens, ou encore d’une activité vous permettant d’être votre propre patron. Quelles que soient vos raisons, et quel que soit le métier que vous souhaitez exercer, que ce soit boulanger ou dirigeant d’entreprise de sécurité privée, il convient de se poser plusieurs questions. Tout d’abord afin d’être sûr de votre décision, mais également afin de pouvoir établir un plan d’action vous permettant de compléter votre projet. Car finalement, une reconversion professionnelle est certes une aventure enrichissante, mais c’est également un bouleversement majeur, qui peut amener son lot de changement dans votre vie personnelle et familiale, en plus de votre vie professionnelle.

Évidemment, la meilleure démarche est de vous faire conseiller par des personnes dont le métier est d’accompagner des professionnels en reconversion, mais les quelques questions que nous allons vous exposer ci-dessous vous permettront déjà de dessiner les contours de votre projet.
 
 

Mon insatisfaction est-elle principalement liée à mon métier actuel en lui-même, où est-elle également influencée par d’autres facteurs ?

 

Si vous souhaitez vous reconvertir car vous n’appréciez pas votre métier ou votre poste actuel, nous vous conseillons d’examiner les raisons de votre insatisfaction avec attention. En effet, si votre situation actuelle ne vous convient pas principalement à cause des horaires que vous faites, de l’éloignement géographique, ou encore d’un management abusif, peut-être devez-vous changer uniquement d’entreprise ou de secteur d’activité. En revanche, si vous trouvez que votre métier en lui-même ou les missions que vous devez réaliser ne correspondent pas ou plus à ce que vous souhaitez faire et vous empêchent d’être épanoui, une reconversion professionnelle est sans doute nécessaire.
 
 

Est-ce des problématiques de ma vie professionnelle qui ont un impact négatif sur ma vie personnelle ou est-ce plutôt l’inverse ?

 
Cette question est plus ou moins le corollaire de la question du dessus. En effet, si votre inconfort au travail commence à avoir une influence sur votre vie personnelle (insomnies, disputes avec votre conjoint.e, colère d’un enfant qui ne vous voie plus, etc), il est bien évidemment recommandé d’y prêter attention et de les prendre en compte lorsque vous réfléchissez à votre projet de reconversion. En revanche, si c’est votre vie personnelle qui a un impact sur votre vie professionnelle (une séparation difficile provoquant une baisse de régime au travail, par exemple), nous vous conseillons dans un premier temps d’essayer de résoudre ces problèmes personnels, si besoin avec une aide professionnelle adaptée.
 
 

Quels sont les avantages et les inconvénients de ma situation actuelle ?

 
Nous vous conseillons de dresser une liste des avantages et inconvénients de votre situation actuelle, éventuellement en distinguant les éléments inhérents à votre profession, des éléments pouvant varier en fonction de votre poste et de l’entreprise dans lequel vous l’exercez. Cette liste vous permettra d’y voir plus clair, et vous sera également utile lorsque vous devrez déterminer les attentes que vous avez de votre futur métier. Voici quelques pistes de réflexion : stabilité financière, salaire, avantages en nature, temps pour soi, quête de sens, sentiment d’accomplissement, etc.
 
 

Quels sont mes atouts, mes compétences, mes centres d’intérêt ?

 
C’est finalement une des premières questions que l’on se pose lorsque l’on souhaite se reconvertir. Elle vous aiguillera dans votre choix d’orientation professionnelle, mais vous permettra de sélectionner la bonne formation que vous devrez suivre. En effet, en fonction de vos atouts ou de vos compétences préexistantes, la formation que vous serez amené à suivre pourra être différente : une personne ayant déjà de l’expérience et des compétences dans un certain domaine d’activité n’aura logiquement pas à suivre la même formation qu’un.e novice.
 
 

Quelles compétences et connaissances vais-je devoir développer ?

 
Parallèlement, vous devrez également vous interroger sur les compétences et connaissances que vous ne possédez pas encore, mais qui vous seront utiles, voire indispensables, lorsque vous exercerez votre nouvelle activité. Allez-vous devoir vous améliorer en informatique ? Devrez-vous développer vos compétences d’orateur ou encore vous plonger dans la comptabilité ? 
N’hésitez d’ailleurs pas à distinguer les hard skills (compétences telles que la maitrise d’un outil informatique ou des techniques de stratégie commerciale) des soft skills (ce qui touche plutôt à votre personnalité : la capacité d’écoute, l’empathie, le leadership, pour n’en citer que quelques unes), ces dernières étant généralement plus difficiles à développer que les hard skills, étant donné qu’elles relèvent de votre caractère.
 
 

Suis-je bien entourée pour concrétiser mon projet ?

 
Cette question concerne bien évidemment votre entourage personnel, c’est à dire la famille ou encore les amis, mais également votre entourage professionnel. Comptez-vous une personne pouvant faire office de mentor dans votre entourage ? Êtes-vous suivi par un professionnel de la reconversion ? Ces personnes peuvent être primordiales dans votre parcours, car elles auront tout d’abord une vision clairvoyante du secteur d’activité dans lequel vous souhaitez vous reconvertir, mais pourront également examiner votre projet et vous conseiller dans la concrétisation de celui-ci de manière plus objective qu’un de vos proches.
 
 

Quelles ressources puis-je/suis-je prêt à investir dans mon projet ?

 
Ici, nous parlons bien évidemment de ressources financières ou de temps, les formations étant souvent longues et plutôt onéreuses, mais il ne faut pas non plus négliger l’énergie que vous êtes prêt à fournir pour concrétiser votre projet. Beaucoup de formations sont intensives car condensées afin que les personnes formées « perdent » le moins de temps et d’argent possible, le rythme pouvant alors être très soutenu. Il est donc également important de prendre en compte ce facteur lors du choix de votre formation, et de vous renseigner auprès de l’organisme dans lequel vous souhaitez vous former. Si vous souhaitez devenir dirigeant d’entreprise de sécurité privée, vous pouvez par exemple nous contacter ici, nous répondrons à toute interrogation avec plaisir.
 
 

Quelles modalités de financement s’ouvrent à moi ?

 
Heureusement pour vous, vous vivez en France, qui reste un pays plutôt généreux en termes d’aides, que ce soit pour se loger ou se soigner, mais également pour accéder à des formations professionnelles ! Un des modes de financement le plus connu sont vos droits CPF, qui dépendent de votre nombre d’heures travaillées. Mais il existe également une multitude d’autres aides et moyens de financement, qui dépendent généralement de votre situation au moment de votre entrée en formation et de votre projet (recherche d’emploi, changement de poste au sein d’une même entreprise, etc).
 

Quelles sont mes priorités, et au contraire, quelles concessions puis-je faire ?

 
L’importance de cette question est souvent sous-estimée, et pourtant elle reste primordiale. En effet, elle vous permettra de déterminer quel type de formation, quelle durée, vous correspondent le mieux et quelles contraintes vous êtes prêt (ou non) à accepter. Nous vous conseillons de ne pas ignorer votre réponse à cette question, autrement vous pourriez par exemple vous retrouver dans une formation qui ne vous convient pas suffisamment.
 
 

Ai-je un plan B ? Suis-je prêt à accepter que ma reconversion ne se passera pas nécessairement comme prévu ?

 
Il peut être difficile pour certaines personnes de se lancer dans un projet en considérant la probabilité très réelle que celui-ci échoue, ou en tout cas qu’il soit modifié en cours de route. Fierté, ego, peur de l’échec, on peut se retrouver à ne pas assurer ses arrières, car cela reviendrait à admettre que l’on pourrait échouer dans son projet initial. Or, ne faut-il pas mieux prévoir un plan B voire C en cas d’imprévu et ainsi mener à bien son projet de formation ?
 
 

Le secteur dans lequel je souhaite me reconvertir est-il porteur ?

 
Bien sûr, il est important que vous souhaitiez vous orienter vers un secteur d’activité ou un métier qui vous plaise. En revanche, il convient également de vérifier que ceux-ci offrent du travail et des opportunités. Pour ce faire, nous vous conseillons d’éplucher les sites de recrutement à la recherche d’offres d’emploi liées à votre futur métier, afin que vous puissiez vous faire une idée de la demande. De même, n’hésitez pas à rentrer en contact avec des responsables RH rattachés au domaine d’activité qui vous attire ! Après tout, ce sont eux qui connaitront le mieux la réalité du marché du travail. De même, si vous prévoyez d’être indépendant, n’ayez pas peur de vous rapprocher de personnes exerçant votre future activité, elles pourront vous éclairer en vous donnant une estimation de leurs nombres de clients ou encore des charges qu’elles doivent assumer.
 
 

Suis-je prêt à chambouler ma vie professionnelle ?

 
Qui dit reconversion professionnelle, dit également nouveau réseau, que vous allez devoir développer. Cela peut être déroutant si vous possédiez déjà un réseau professionnel puissant, sur lequel vous pouviez vous appuyer. De plus, il est possible que vos conditions de travail changent, ce qui pourra avoir des conséquences à la fois sur votre vie professionnelle et personnelle. Ce ne sont pas des mauvaises choses en soi, mais il faut que vous soyez prêt à vous adapter à ces changements !
 
 

Ai-je déjà eu un avant-goût du métier qui m’intéresse ?

 
La réalité une fois en activité diffère souvent de l’idée que l’on se fait lorsque l’on réfléchit à son avenir professionnel ou lorsque l’on est en formation. Nous vous conseillons donc, si vous ne l’avez pas encore fait, d’échanger avec une personne exerçant l’activité que vous visez : elle vous partagera sa vision de son métier, et la réalité derrière les idées pré-conçues que vous auriez pu entendre !
 
 
Ressources que vous pouvez investir dans votre projet, compétences que vous souhaitez développer ou que vous possédez déjà, ou encore réflexions sur votre situation actuelle, voici toute une série d’interrogations qui vous aideront à voir plus clair dans votre projet de reconversion professionnelle. Elles marquent la première étape de ce nouveau chapitre de votre vie, dans lequel nous ne pouvons vous souhaiter que de la réussite !
 
Si vous envisagez d’obtenir un diplôme de dirigeant d’entreprise de sécurité privée et qu’une ou plusieurs de ces questions nécessitent la réponse d’un.e professionnelle, n’hésitez pas à nous contacter ici ! Nous y répondrons de la manière la plus efficace afin de vous aiguiller au mieux dans votre projet.


Crédits photo : Olya Kobruseva via Pexels
Conseils d'entrepreneurs #2 - Bien choisir l'adresse de son siège social

Conseils d'entrepreneurs #2 - Bien choisir l'adresse de son siège social

Publié le 28/04/2021


Toute création d’entreprise s’accompagne d’un choix d’adresse pour sa domiciliation. Cette décision ne doit pas être prise à la légère, l’adresse de votre siège social ayant une influence sur l’image de votre entreprise. En effet, en plus d’être votre adresse administrative, c’est à dire celle à laquelle vous recevrez tous les documents relatifs à votre entreprise, c’est également l’adresse qui figurera sur vos documents commerciaux, vos devis, vos factures… Il vaut donc mieux qu’elle soit un minimum attractive aux yeux de vos clients et collaborateurs !
Domiciliation à votre adresse personnelle, utilisation d’un local commercial, choix d’une société de domiciliation commerciale, pépinière d’entreprise ou encore espace de coworking, plusieurs options existent, chacune ayant son lot d’avantages et d’inconvénients.
 
 

Domiciliation à son domicile

 
Vous pouvez choisir d’opter pour une domiciliation de votre entreprise à votre adresse personnelle, mais vous devrez en revanche respecter plusieurs conditions. Tout d’abord, la domiciliation à votre domicile sera possible uniquement si vous êtes le dirigeant et/ou représentant légal de l’entreprise, c’est à dire son président, son gérant ou encore son directeur général (en fonction du statut de votre entreprise). 
De même, vous devrez vérifier sur votre bail, dans votre règlement de copropriété ou encore dans les règles d’urbanisme de la ville où se situe votre logement qu’il n’y ait pas de clauses s’opposant à cette domiciliation. Cependant, dans le cas où une disposition législative ou contractuelle s’y opposerait, vous pourrez quand même domicilier temporairement votre entreprise chez vous, pour une durée maximale de 5 ans.
Nous attirons également votre attention sur le fait que la domiciliation à votre domicile personnel n’autorise pas systématiquement l’exercice de l’activité à cette adresse. Par exemple, si votre logement est dans une ville de plus de 200 000 habitants et en étage, il ne sera pas possible pour vous de recevoir des clients ou des marchandises. Nous vous conseillons alors de vous rapprocher de votre mairie.
 
L’avantage principal d’une domiciliation à votre adresse personnelle est son caractère peu onéreux. Si vous êtes locataire, par exemple, vous n’aurez qu’à payer qu’un seul loyer, celui de votre logement.
En revanche, cette solution représente également un inconvénient de taille : l’atteinte à votre vie privée. En effet, en choisissant votre logement comme siège social de votre entreprise, vous allez inévitablement rendre votre adresse personnelle publique. Car comme nous l’avons vu plus haut, cette adresse figurera sur les documents de votre entreprise (factures, devis, mentions légales, etc) et sera également facilement trouvable sur internet, par le biais d’annuaires ou de bases de données professionnelles. Dans le cas d’une entreprise de sécurité privée, nous vous conseillons de bien réfléchir à ce que cela implique : un client mécontent ou même une personne s’étant vue refuser l’accès à un événement où vous étiez prestataire pourrait très bien venir toquer à la porte de votre logement…
 
 

Domiciliation dans un local commercial

 
Si domicilier votre entreprise de sécurité privée à votre adresse personnelle ne vous convient pas, vous pouvez opter pour la domiciliation dans un local commercial.
 
Si vous êtes locataire, vous devrez alors conclure un bail commercial, d’une durée de 9 ans et renouvelable. Bien que cela vous permette de bénéficier d’une certaine stabilité (le propriétaire devra s’acquitter d’une indemnité d’éviction s’il refuse le renouvellement du bail, sauf en cas de faute de votre part), les loyers sont souvent onéreux et vous ne pouvez pas résigner librement votre bail.
 
En revanche, si votre société est propriétaire d’un local commercial, vous n’aurez pas à vous inquiéter d’une éventuelle rupture du contrat de location par votre bailleur et vous pourrez également estimer et amortir votre investissement plus efficacement. En effet, le montant d’un loyer peut changer d’une année à une autre, tandis qu’un achat est un acte ponctuel. 
Cette option demande cependant d’avoir les fonds nécessaires, qui peuvent être conséquent, ou de recourir à des dispositifs de financement tels que le crédit-bail immobilier. De plus, le local commercial n’est pas protégé en cas de difficultés financières pour l’entreprise, à l’image des autres biens et droits que peut posséder la société.
 

 

La domiciliation commerciale

 
Vous pouvez également choisir la domiciliation commerciale. Celle-ci est proposée par les sociétés de domiciliation commerciale, qui, comme leur nom l’indique, ont la capacité de fournir une adresse administrative à toute entreprise cherchant une solution de domiciliation à moindre coût.
 
Elles proposent généralement plusieurs services additionnels, tels que la gestion du courrier, un secrétariat ou encore l’accueil des clients.
 
Cette solution, en plus d’être beaucoup moins onéreuse que l’utilisation d’un local commercial et plus respectueuse de votre vie privée qu’une domiciliation à domicile, vous permet également de choisir une adresse prestigieuse pour votre siège social. Et comme nous l’avons vu plus tôt, cette adresse aura un impact direct sur l’image de votre entreprise.
 
 

Les solutions temporaires : espaces de coworking et pépinières d’entreprise

 
Dans le cas d’une jeune société en développement, faire partie d’une pépinière d’entreprise et sélectionner l’adresse de celle-ci comme l’adresse de son siège social peut présenter plusieurs avantages. En effet, ces pépinières ont tout d’abord vocation à aider les jeunes entreprises à se développer au mieux, en proposant des infrastructures telles que des bureaux, des salles de réunion, un secrétariat, ou encore du conseil en matière de financement, de stratégie commerciale ou marketing, etc.
De même, être associé à une pépinière d’entreprise peut être rassurant pour vos clients et collaborateurs. L’accès à ces structures se fait généralement après examen d’un business plan, d’un dossier visant à montrer le sérieux du projet. Faire partie d’une pépinière d’entreprise montre donc que votre société est jeune, certes, mais qu’elle est pleine de potentiel.
En revanche, du fait de la nature même de ce type de structures, cela reste une solution temporaire, car une fois que votre entreprise s’est développée, qu’elle a acquis une base de clients fidèles et qu’elle dispose d’une trésorerie lui permettant une plus grande marge de manœuvre, il ne fait plus trop sens de faire partie d’une pépinière.
 
Une autre solution, plutôt temporaire également, existe : les espaces de coworking. Ce sont des bureaux partagés avec d’autres entités, généralement des TPE ou des autoentrepreneurs. Cette solution peut être intéressante ou contraignante en fonction de l’activité que l’on exerce. En effet, ces espaces sont propices aux échanges avec les autres occupants, aux collaborations et à l’émergence de nouvelles idées, mais ils ne sont pas optimisés si vous souhaitez accueillir des clients (bruit, partage de salles de réunion, confidentialité, etc). Dans le cas d’une entreprise de sécurité privée, cette solution nous semble alors peu adéquate.
 
 
En termes de choix de domiciliation, il existe alors une solution adaptée à chaque entreprise. Taille de la société, trésorerie, équilibre vie professionnelle et privée, ou encore image de marque, chacun de ces facteurs est à prendre en considération lorsque l’on réfléchit à l’adresse de son siège social.
 
Cependant, lorsqu’il s’agit de choisir où domicilier son entreprise de sécurité privée, certaines options sont en général plus (ou moins) pertinentes que d’autres. Du fait de la nature de votre activité, choisir de domicilier votre entreprise à votre adresse personnelle et ainsi exposer votre vie privée nous semble être un choix peu judicieux. De même, le choix d’une pépinière d’entreprise peut être intéressant dans un premier temps, mais représente une solution uniquement sur le cours terme. Enfin, conclure un bail commercial ou acheter un local vous demandera un certain investissement et une trésorerie capable d’assumer des dépenses imprévues. La domiciliation commerciale, quant à elle, est généralement la solution la plus adaptée : son coût est largement moindre et elle vous permettra de bénéficier d’une adresse inspirant la confiance ou encore le prestige auprès de vos clients ! 
 

Crédit photo : Scott Web via Unsplash
La Pause Actu #2

La Pause Actu #2

Publié le 29/04/2021


La deuxième partie du mois d’avril a été marquée par deux actualités majeures dans le monde de la sécurité privée. Tout d’abord, le ministère de la Santé a décidé de faciliter l’accès au vaccin pour certaines professions jugées à risque, la sécurité privée en faisant partie. De plus, le projet de loi pour une sécurité globale préservant les libertés a été adopté. Une bonne partie des mesures figurant dans ce projet de loi auront un impact direct sur la sécurité privée, mais elles ne rentreront pas toutes en application en même temps. C’est pourquoi nous avons décidé de vous dresser dans cet article un calendrier de leur entrée en vigueur, afin de vous aider à y voir plus clair.
 
 
 

Vaccination des agents de sécurité

 
Depuis le week-end du 24 avril, les agents de sécurité de plus de 55 ans ont un accès facilité aux centres de vaccination, grâce à l’ouverture de créneaux dédiés. Cette nouvelle s’inscrit dans la volonté du ministère du Travail d’ouvrir la vaccination aux employés dans des secteurs où il est difficile de respecter les gestes barrière (contact avec le public, travail exercé dans un lieu clos, etc) et/ou où le télétravail n’est pas envisageable, notamment pendant les pics d’épidémie. Les professions concernées sont notamment les employés de caisse, les chauffeurs de bus, ou encore les agents de sécurité et de gardiennage !
Afin de pouvoir accéder au vaccin, il sera nécessaire de présenter une attestation sur l’honneur ou un bulletin de salaire faisant foi de l’activité exercée.
De plus, le ministère du Travail demande aux employeurs de faire leur possible pour que les salariés prioritaires puissent se faire vacciner pendant leur temps de travail.
 
 

Loi pour une sécurité globale préservant les libertés : les échéances

 
L’Assemblée a définitivement adopté la loi sécurité globale préservant les libertés le 15 avril dernier. Nous vous avions déjà résumé les conséquences qu’elle aurait sur la sécurité privée dans ce post, mais nous n’avions pas mentionné quand est-ce que les différentes mesures qu’elle contient rentreraient en vigueur. En effet, certaines vont devoir être appliquées dès juin 2021, tandis que d’autres rentreront en vigueur courant 2022. Voici donc un calendrier reprenant toutes ces échéances, afin de vous préparer au mieux :
 
Juin 2021 :
 
  • Durcissement des sanctions encourues : l’interdiction temporaire d’exercice pourra être prononcée jusqu’à 7 ans, les salariés pourront se voir prononcer des sanctions pécunières allant jusqu’à 7 500 euros.
  • Agrément palpation : L’obligation de l’agrément palpation est supprimée.
  • Circonstances aggravantes en cas d’agression sur agent : les auteurs d’une agression (physique ou verbale) sur un agent de sécurité privé feront l’objet de circonstances aggravantes.
  • Missions sur la voie publique : les agents de sécurité pourront exercer sur la voie publique des missions de surveillance contre les actes de terrorisme, sur autorisation du Préfet.
  • Conditions pour être formateur : un formateur ne pourra plus exercer son activité s’il a fait l’objet d’un retrait de carte professionnelle ou d’une interdiction temporaire d’exercer.
  • Entrée en formation en sûreté aéroportuaire : une personne souhaitant entrer en formation en sûreté aéroportuaire devra présenter une lettre d’intention d’embauche émise par une entreprise de sûreté aéroportuaire.
  • Activités de détection de drones à distance : l’utilisation de moyens (radioélectriques, électroniques ou numériques) afin de détecter des drones à distance pouvant représenter une menace pour les bien ou les personnes se situant dans des lieux gardés sera dorénavant possible.
  • Durcissement des conditions d’accès à la profession : un ressortissant étranger devra être titulaire d’un titre de séjour d’au moins 5 ans pour exercer dans la sécurité privée. De même, il devra justifier d’une connaissance des principes de la République ainsi que de la langue française suffisante pour exercer dans la sécurité privée.
  • Cumul des revenus : les revenus des policiers à la retraite travaillant dans la sécurité privée seront cumulables avec leur pension.
 
Janvier 2022 :

  • Identification des agents de sécurité : les agents devront pouvoir être identifiés lorsqu’ils sont en tenue, notamment grâce à un numéro d’identification individuel.
  • Respect du bien-être animal : celui-ci devient une des conditions d’exercice d’une activité cynophile de sécurité privée.
  • Assermentation des contrôleurs du CNAPS : ceux-ci seront habilités à rechercher et à constater par procès-verbal les infractions prévues au livre VI du code de la sécurité intérieure.
  • Assermentation des agents de sécurité des bailleurs sociaux : ceux-ci pourront dorénavant constater par procès-verbal les contraventions portant atteinte aux immeubles ou groupes d’immeubles à usage collectif d’habitation.
 
Mai 2022 :

  • Limitation de la sous-traitance à deux rangs : il ne sera plus possible de sous-traiter au-delà de deux rangs et cette sous-traitance devra également répondre à plusieurs conditions. Elle devra être partielle, validée par l’entrepreneur principal et réalisée dans le cas d’une absence (ou d’une insuffisance) de savoir-faire, de moyens, de capacités techniques et/ou d’effectifs.
 
Juillet 2022 :

  • Activité cynophile de détection d’explosifs : les chiens utilisés pour identifier des risques liés à la présence de matières explosives ne pourront pas être utilisés à d’autres fins. De même, les agents réalisant ces missions ne pourront pas se livrer également à des missions de palpation ou de surveillance visuelle des sacs.
 
Novembre 2022 :

  • Alourdissement des conditions pour être dirigeant d’établissement secondaire : une personne dirigeant un établissement secondaire ou un service interne de sécurité devra être titulaires d’un agrément de dirigeant.


Crédit photo : Reagan Freeman via Unsplash
Paroles de Pros #2 - Julien Saez

Paroles de Pros #2 - Julien Saez

Publié le 20/05/2021


Paroles de Pros, c’est une série d’interviews mensuelles de nos anciens stagiaires de JPM Conseil où ils nous font part de l’évolution de leur vie professionnelle après leur passage sur nos bancs, mais également de leur vécu en formation, ainsi que de leurs conseils à destination de nos stagiaires, actuels et futurs.
 
 
Ce mois-ci, c’est à Julien Saez, dirigeant de J.Opsécurité, de se prêter au jeu. Fort d’un parcours dans la grande distribution lui ayant donné un réseau fourni et qualitatif, ainsi qu’ayant une grande envie d’entreprendre, il nous a expliqué son cheminement jusque dans le monde de la sécurité privée. Il est également revenu sur son expérience challengeante mais néanmoins gratifiante en formation, ainsi que sur son activité actuelle de dirigeant d’entreprise de sécurité privée.
 
 

Comment vous êtes-vous retrouvé sur les bancs de JPM ?

 
J’ai commencé ma carrière dans la grande distribution, en tant qu’employé de rayon. Petit à petit, j’ai gravi les échelons, mais sans toutefois qu’on me propose le poste qui m’intéressait. En parallèle, je déjouais pas mal de tentatives de vols dans la grande surface où j’étais. Étant donné qu’en plus de cela j’aimais la sécurité, l’entreprise qui s’en occupait m’a proposé de les rejoindre en tant qu’agent de sécurité (les CQP n’existant pas encore à l’époque). 
Encore une fois, j’ai gravi les échelons jusqu’à devenir directeur d’agence. En termes de missions et de gain en compétences c’était très enrichissant, mais je suis retourné dans la grande distribution après qu’un poste de directeur adjoint de magasin m’ait été proposé. Je suis repassé de l’autre côté car cela représentait un challenge très intéressant, mais au fil des mutations, et même en ayant été promu directeur de magasin, j’ai vite jugé que j’avais fait le tour. 
J’avais un besoin d’entreprendre et d’aller plus haut, mais cela nécessitait beaucoup de fonds propres que je n’avais pas. En parallèle, je continuais toujours à prévenir beaucoup de vols. C’est pour cela qu’un jour je me suis assis et j'ai fait le point sur mes compétences et ce qui m’intéressait. Je voulais me réveiller le matin et me dire « aujourd’hui tu vas faire des choses qui vous feront avancer, toi et tes collaborateurs, pour essayer de changer cette image de la sécurité, qui est un peu entachée par pas mal de couacs qu’il y a eu par le passé ». 
C’est ainsi que je me suis tourné vers JPM Conseil, que je connaissais déjà de nom. Nous avons longuement échangé sur le sujet avec Vivien, le président, afin que je puisse me projeter et être conforté dans mon choix.
 
 

Et vous avez donc ouvert votre entreprise après votre passage chez JPM ?

 
Oui c’est ça, j’avais un réel besoin d’entreprendre, et ce depuis longtemps. J’ai créé la société en septembre 2019. Nous avons alors démarré sur une période où nous avons été très vite confrontés au COVID ainsi qu’à ses conséquences et nous avons donc dû faire face à des difficultés dès le début. En revanche, ce qui a fait notre force et ce qui nous a permis de surmonter la crise c’est que nous avons toujours pu répondre présent auprès de nos clients.
Grâce au réseau que j’ai pu me constituer au fil de mes expériences en grande distribution, nous avons suffisamment développé nos parts de marché sur ce secteur-là. J’ai dû cependant expliquer à mes contacts que je ne pouvais pas être partout sur le terrain, mais que mes équipes étaient formées à mon image. 
Aujourd’hui nous sommes également en train de développer toute une branche évènementielle, car je me suis encadré d’une personne venant de ce secteur et ayant également fait un passage chez JPM. 
Finalement nous nous sommes bien étoffés : aujourd’hui nous sommes une douzaine de personnes à faire partie de l’aventure, malgré un contexte en apparence peu favorable.
 
 

Avez-vous une journée type ?

 
Je n’ai pas de journée type : je sais comment la journée va se terminer, mais je sais rarement comment elle va commencer. Étant donné que nous faisons de la prestation de services et que nous disons que nous sommes disponibles 24/7 afin de répondre à la demande, c’est très aléatoire. Nous avons un planning qui est établi par rapport à nos sites et nos agences, mais étant donné que je fais du terrain, de l’exploitation, de la gestion et que je dois me rendre à des rendez-vous, mon planning a du mal à rester fixe dans mon cas. Au bout de 2 ans d’existence nous commençons à recruter des personnes vraiment compétitives et qui me permettent de me dégager du temps, mais c’était encore très compliqué jusqu’à récemment.
Donc ce que j’ai envie de vous dire c’est que j’ai un planning mais qu’il est modifiable et qu’il s’étend du lundi au samedi, voire même du lundi au dimanche.
Je peux par contre vous donner un ordre d’idée du partage de mon temps de travail entre les différentes missions : la gestion du personnel me prend entre 60 et 70% du temps, tandis que l’exploitation m’en demande 20% et les rendez-vous client 10%, COVID oblige.
 
 

Vous avez mentionné le fait que vous avez développé tout un volet événementiel dans votre activité. Comment cela se fait-il alors que le contexte est si peu favorable actuellement ?

 
C’est grâce à mon collaborateur venant du secteur de l’événementiel et à son réseau. Les clients lui font confiance, ceux-ci ont déjà eu l’occasion de travailler avec lui ou en ont entendu du bien. Aujourd’hui, nous sommes plus forts grâce à notre réseau qu’en allant démarcher. Lorsque vous allez voir un prospect qui ne vous connaît pas, ce qui va l’intéresser en premier et qui va le faire trancher entre plusieurs prestataires, c’est le prix. Or, nous sommes plus positionnés sur la qualité de service, l’accompagnement et l’amélioration continue, qui correspondent finalement aux attentes de notre réseau de clients préexistant. 
 
 

Parlons maintenant de votre expérience en formation. Avez-vous un moment mémorable à nous partager ?

 
Je dirais la cohésion. Avec les différents stagiaires nous avons réussi à travailler en équipe dans les moments les plus difficiles, en s’aidant lors de nos révisions le soir. Nous étions un groupe très uni, très solidaire les uns avec les autres. Même maintenant, après la formation, je suis resté en contact avec certains stagiaires de ma promotion !
 
 

Quel est le plus grand enseignement que vous ayez tiré de la formation ?

 
Je dirais que la partie remise de mémoire a été la plus riche en termes d’enseignements. À mes yeux ça a été le point fort de la formation, son point culminant, bien que plutôt stressant. Même si j’avais avancé dessus au fil de la formation, il y avait encore beaucoup de choses à faire ! 
J’ai cependant vu des gens encore plus sous pression que moi : certains n’en ont pas dormi, en ont été malades ou ont même fait des malaises le jour de la présentation, car les enjeux étaient plutôt élevés finalement. Mais ce qui nous a fait sourire avec le recul, c’est que nous nous en sommes sortis haut la main. 
Nous en avons tiré une leçon plutôt belle, qui est : avec du travail on peut toujours s’en sortir, même quand sur le moment quelque chose nous paraît insurmontable. Et c’est à mon sens un enseignement très précieux lorsque l’on souhaite devenir dirigeant d’entreprise.
 
 

Revenons maintenant à votre expérience professionnelle. Quel a été votre plus gros challenge depuis votre diplôme ?

 
De me lancer. Lorsque l’on songe à créer son entreprise on peut se retrouver à penser que le processus de lancement est rapide et que les contrats vont tomber tout seuls et rapidement. Mais en réalité le début a été compliqué et a apporté son lot de questionnements et de remises en question, pendant 6 ou 8 mois, je dirais. Finalement nous nous en sommes bien sortis, mais ce n’est pas arrivé facilement ou en un claquement de doigts, c’est sûr.
 
 

Avez-vous un accomplissement à me partager ?

 
Je n’ai pas d’accomplissement bien précis à vous partager, mais en revanche nous sommes régulièrement valorisés par nos clients. Comme nous faisons un bon travail et que nous avons instauré un climat de confiance, nous avons beaucoup de retours positifs de leur part et c’est très gratifiant. Vu leur satisfaction et le travail qu’on fournit, je n’ai même pas besoin de me demander « est-ce qu’en décembre ils vont renouveler le contrat ? ».
 
 

Une dernière question avant de se quitter, quels conseils donneriez-vous à nos stagiaires actuels et futurs ?

 
De ne pas aller trop vite, de prendre le temps de bien faire les choses. Si vous vous précipitez vous risquez de faire des erreurs qui peuvent potentiellement vous coûter beaucoup. Prenez à la place le temps de vérifier que tout est bien certifié et calé. Parce qu’une fois dans le monde du travail vous n’aurez pas autant le droit à l’erreur.


Merci à Julien Saez d'avoir répondu à nos questions ! N'hésitez pas à le suivre sur LinkedIn si vous souhaitez rester au courant de ses actualités professionnelles.

Crédit photo : Eduardo Soares via Unsplash
Le guide de la formation professionnelle #2 - Construire son projet professionnel

Le guide de la formation professionnelle #2 - Construire son projet professionnel

Publié le 21/05/2021


Vous avez l’envie de vous lancer dans une formation ou une reconversion professionnelle, mais vous ne savez pas par où commencer ? C’est tout à fait normal ! Car pour ce faire, il est nécessaire de construire son projet professionnel avec soin, en respectant certaines étapes. Celui-ci va déterminer votre future vie professionnelle, il est donc compréhensible que vous puissiez vous retrouver déstabilisés par les enjeux que cela représente.
Mais, en construisant votre projet professionnel pas-à-pas et de manière réfléchie, vous y verrez tout de suite plus clair. C’est pourquoi nous vous avons préparé une checklist des différentes étapes à suivre lorsque vous souhaitez vous reconvertir ou monter en compétences !
 
 

1. Parlez-en

 
Avant toute chose, discutez de votre projet professionnel avec d’autres personnes. Cela vous permettra non seulement d’avoir des avis extérieurs, mais surtout de formaliser vos pensées et vos réflexions. C’est en s’exprimant et en échangeant avec autrui que nous faisons émerger les idées les plus solides, ou, au contraire, que nous éliminons les éléments qui se révèlent être bancals.
Tournez-vous d’abord vers vos proches : c’est ceux qui vous côtoient le plus et qui en toute logique vous connaissent le mieux. Mais ne négligez pas non plus l’avis de vos collègues et collaborateurs : ce sont eux qui vous côtoient au travail et qui par conséquent connaissent vos compétences professionnelles.
En revanche, bien que les avis de vos proches et de vos collaborateurs soient précieux, gardez bien à l’esprit qu’ils peuvent ne pas être objectifs. C’est pourquoi il est également important de s’entretenir avec des experts de la formation ou de la reconversion professionnelle, qui sauront vous fournir des pistes de réflexion en toute objectivité.
 
 

2. Effectuez un bilan de compétences 

 
Des experts de la reconversion professionnelle pourront notamment vous aider à dresser un bilan de compétences. Celui-ci prend la forme d’une série d’entretiens et d’exercices visant à évaluer vos hard skills et vos soft skills (c’est à dire vos compétences professionnelles et extra-professionnelles) afin de déterminer quels métiers ou quels secteurs d’activité sont les plus appropriés pour votre reconversion. Cependant, du fait des différents entretiens et exercices à effectuer, un bilan de compétences demande du temps : il faut compter entre 3 et 6 mois avant d’obtenir des pistes sur les métiers ou secteurs d’activité qui vous correspondent.
En revanche, si vous avez déjà une idée plutôt définie de votre projet professionnel, il n’est pas nécessaire d’effectuer un bilan de compétences, celui-ci d’adressant davantage aux personnes souhaitant se reconvertir, mais ne sachant pas dans quoi. Vous pouvez cependant dresser une liste de vos compétences, afin de voir plus clair et de vous conforter dans votre projet.
 
 

3. Questionnez-vous sur vous-même

 
Afin de construire au mieux votre projet professionnel, vous devrez également faire preuve d’introspection. Il est nécessaire de vous interroger sur vos motivations, mais également sur vos envies et valeurs. Il est primordial de vous livrer à cette réflexion en profondeur : un changement de vie professionnel, que ce soit une reconversion totale ou une montée en responsabilités, ayant toujours un impact sur vous et votre vie.
La liste de questions que vous pouvez vous poser afin d’avancer dans la construction de votre projet professionnel est longue, mais vous pouvez retrouver juste ici l’essentiel d’entre elles.
 
 

4. Demandez l’avis de vos proches

 
À ce stade, votre projet professionnel commence à prendre forme : vous en avez posé les premières briques et avez pris le temps de vous livrer à des réflexions en profondeur autour de celui-ci.
Maintenant, nous vous recommandons à nouveau de consulter vos proches. Si dans un premier temps il était nécessaire d’effectuer cette démarche dans le but de traduire vos pensées en mots, il est judicieux cette fois-ci de les consulter afin de connaître vos points forts et vos points faibles. De plus, votre choix pourrait impacter certains d’entre eux (par exemple vos enfants ou votre conjoint.e), il reste donc important d’en parler avec eux et d’avoir leurs points de vue. 
 
 

5. Songez à une solution de repli

 
Votre projet professionnel a bien pris forme et vos proches vous ont donné leur feu vert. Bien que nous vous souhaitions que celui-ci se concrétise sans accrocs, la réalité est souvent différente. En effet, vous n’êtes pas à l’abri du désengagement d’un futur associé ou encore d’imprévus liés au financement de votre formation.
Il est alors primordial de songer à un plan B (voire même C) afin d’être sûr que votre projet professionnel se concrétise
 
 

6. Examinez le marché (de l’emploi)

 
Même si vous n’avez pas encore entamé à proprement parler votre reconversion ou votre formation professionnelle, il est nécessaire de consulter le marché de l’emploi. Cela vous confortera dans votre choix, mais vous permettra également de jauger la quantité d’offres sur le marché. 
De même, si votre projet professionnel consiste à ouvrir votre propre entreprise (par exemple si vous souhaitez devenir dirigeant d’entreprise de sécurité privée), nous vous conseillons de vous livrer d’ores et déjà à une analyse du marché et de ses différents acteurs. Qui seront vos principaux concurrents ? Existe-t-il une demande pour l’offre que vous allez fournir ? Avec quels organismes ou institutions allez-vous devoir interagir ?
 

 

7. Planifiez, planifiez, planifiez

 
Afin d’être sûr que votre projet professionnel se concrétise, mais également afin d’être conforté dans le choix de celui-ci, nous vous recommandons de mettre en place un retroplanning. Ce retroplanning vous permettra de suivre l’avancée de votre projet professionnel en renseignant les moments phares de celui-ci tels que l’avancement de votre bilan de compétence, l’évolution de votre demande de financement ou encore votre entrée en formation.
Mais, celui-ci ne s’arrêtera pas à l’obtention de votre diplôme ou de votre certification. En effet, dans le cas où vous serez en recherche d’emploi, il vous permettra de vous fixer des dates et des objectifs en termes de réponse à des offres ou d’entretiens.
De même, si votre projet professionnel consiste à monter votre propre entreprise, ce retroplanning vous permettra de garder à l’esprit des dates butoirs liées aux diverses démarches que vous devrez entamer dans le but de créer votre entreprise.
 
 
Comme vous l’avez peut-être déjà déduit en lisant notre premier article ou en consultant celui-ci, construire son projet professionnel demande une grande réflexion et une certaine organisation. Mais, si tant de personnes avant vous ont pu concrétiser celui-ci (nos anciens stagiaires pouvant d’ailleurs en témoigner), vous en serez également capables !


Crédit photo - Windows via Unsplash
La Pause Actu #3

La Pause Actu #3

Publié le 31/05/2021


Le mois de mai a tout d’abord été marqué par une levée partielle des restrictions sanitaires, le 19. Cet assouplissement a alors notamment été accompagné d’une mise à jour du protocole sanitaire applicable en entreprise. De même, un accord relatif à la durée minimale d’une période de travail a été conclu entre les différents acteurs de la sécurité privée et de la sûreté aéroportuaire. Enfin, la rémunération des stagiaires de la formation professionnelle a été revalorisée et simplifiée.
 
 

Protocole sanitaire

 
Le nouveau protocole sanitaire national pour assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise est rentré en application depuis le 19 mai 2021.
 
Ventilation des espaces clos :
 
Dans ce protocole, des recommandations, notamment en termes de ventilation des espaces clos en entreprise ont été faites. Il est alors recommandé aux entreprises d’aérer leurs bureaux et locaux à minima 5 minutes toutes les heures, une aération continue restant tout de même l’idéal. Cette ventilation peut se faire de façon naturelle (en ouvrant une fenêtre ou une porte, par exemple), ou de façon mécanique, et de préférence par deux entrées/sorties d’air distinctes.
 
Tests :
 
Il est également précisé dans ce protocole que les entreprises peuvent mettre à disposition de leurs salariés des autotests COVID, sur la base du volontariat et en respectant le principe du secret médical. Si ce test s’avérait être positif, le salarié concerné devra s’isoler à sa domicile, effectuer un test RT-PCR et suivre la procédure habituelle de prise en charge des personnes symptomatiques.
 
Vaccination :
 
Concernant la vaccination, les salariés et employeurs sont bien entendus encouragés à se faire vacciner (selon la stratégie vaccinale définie par les autorités sanitaires). Cette démarche relève cependant du volontariat ainsi que du secret médical. Dans le cas où le salarié passe par son service de santé au travail, celui-ci est autorisé à s’absenter sur ses heures de travail, sans qu’un arrêt de travail soit nécessaire et sans que son employeur puisse s’opposer à son absence. Le salarié devra juste informer son employeur de son absence pour visite médicale, sans en préciser le motif. Dans les autres cas, bien qu'il n’existe pas d’autorisation d’absence de droit, les employeurs sont invités à faciliter l’accès des salariés à la vaccination. 
 
Reprise de l’activité et retour en entreprise :
 
Dans le cas de certains secteurs professionnels ayant réouvert le 19 mai et connaissant donc un retour sur le lieu de travail de leurs salariés exerçant une activité présentielle, il est nécessaire pour l’employeur d’effectuer une sensibilisation approfondie sur les mesures barrières auprès de ses salariés. De même, il est essentiel d’accompagner ceux-ci dans la réappropriation des gestes professionnels n’ayant pas été appliqués pendant plusieurs mois par une partie d’entre eux. Enfin, il est recommandé de porter une attention particulière aux nouveaux arrivants et aux jeunes travailleurs afin que ceux-ci s’approprient efficacement ces mesures de prévention.
Afin de guider au mieux les employeurs dans ces démarches, un guide a été élaboré par l’Anact (Agence nationale pour l’amélioration des conditons de travail).
 

Accord relatif à la durée minimale d’une période de travail

 
Un accord relatif à la durée minimale d’une période de travail a été conclu entre les différents acteurs de la sécurité privée et de la sûreté aérienne et aéroportuaire. Cet accord vise à améliorer les conditions de travail des salariés de ces secteurs, en définissant notamment la durée minimale de période de travail.
 
Dorénavant, lorsqu’un agent effectue deux périodes de temps de travail effectif séparées par une coupure non rémunérée d’une durée inférieure ou égale à deux heures, le temps de travail effectif total est considéré comme une seule période de travail. En revanche, lorsque la coupure est supérieure à deux heures, les deux périodes de travail sont considérées comme distinctes. (À noter également que le travail effectif réalisé en période d’astreinte, les visites médicales du travail, les réunions collectives de travail ou encore les entretiens professionnels ou disciplinaires ne constituent pas une période de travail au sens de cet accord)
 
Cette précision est importante, car une période de travail, telle qu’elle vient d’être définie, ne peut dorénavant être planifiée et rémunérée pour une durée inférieure à 4 heures. Cela veut dire, par exemple, que dans le cas où un salarié serait amené à travailler de 6h à 8h sans interruption, l’employeur sera tenu de le rémunérer de 4h, pour une période de travail planifiée de 6h à 10h. De même, dans le cas où un salarié travaillerait de 8h à 9h, puis de 12h à 16h, l’employeur serait tenu de le rémunérer à hauteur de 4h pour la première période de travail, celle-ci étant inférieure à 4h et l’interruption étant supérieure à 2h.
 
Cet accord a été conclu pour une durée indéterminée et entre en vigueur le premier jour du mois suivant la publication de son arrêté d’extension aux Journal Officiel.
 
 

Rémunération formation professionnelle

 
La rémunération des stagiaires de la formation professionnelle (à savoir : les personnes en recherche d’emploi suivant une formation) a été revalorisée et simplifiée. Celle-ci représentera dorénavant un montant de :
 
  • 200 € par mois pour les stagiaires de formation professionnelle âgés de 16 à 18 ans, contre 130 € jusqu’à présent
  • 500 € par mois pour les stagiaires de formation professionnelle âgés de 18 à 25 ans révolus, contre 300 € jusqu’à présent
  • 685 € par mois pour les stagiaires de formation professionnelle âgés de plus de 26 ans, contre 401 € ou 652 € jusqu’à présent
 
De plus, les modalités de recours à cette rémunération des stagiaires de la formation professionnelle ont été simplifiées afin de réduire les délais d’attente. De même, les bénéfices sont également dorénavant étendus aux personnes en recherche d’emploi qui suivent un programme d’accompagnement financé par le Plan d’Investissement dans les Compétences au titre desquels le dispositif Prépa-Apprentissage.


Crédit photo : Reagan Freeman via Unsplash
Conseils d'entrepreneurs #3 - Comprendre la CFE

Conseils d'entrepreneurs #3 - Comprendre la CFE

Publié le 04/06/2021


Étape cruciale lors de la création de son entreprise, la déclaration initiale de CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) peut également être difficile à comprendre et à remplir, et ce même en étant un (futur) dirigeant d’entreprise de sécurité privée. Pourtant, lorsque l’on dispose des bons éléments d’information, cette déclaration reste plutôt simple à effectuer !
 
 

La CFE, qu’est-ce que c’est ?

 
La Cotisation Foncière des Entreprises est un impôt local calculé sur la valeur locative des biens immobiliers d’une entreprise soumis à la taxe foncière. Les sociétés de toutes formes juridiques, ainsi que les particuliers ayant une activité professionnelle habituelle et non salariée doivent s’en acquitter, sauf si le chiffre d’affaires est inférieur à 5 000 €. De même, toutes les activités exercées en France sont concernées, qu’elles soient commerciales, artisanales, libérales ou agricoles.
 
 

Quel est son montant et comment est-elle calculée ?

 
Étant donné que la CFE est un impôt local, son montant variera tout d’abord d’une commune à une autre, en plus du chiffre d’affaires de l’entreprise et des biens immobiliers de celle-ci. Par exemple, lorsqu’une entreprise réalise un chiffre d’affaires compris entre 100 000 et 250 000 €, la base minimum de la CFE sera comprise entre 223 et 3 716 €, en fonction de la commune où est implantée l’entreprise.
De plus, certaines entreprises et professionnels non-salariés peuvent être en être exonérés, soit de manière permanente (auquel cas cette exonération est automatique) soit de manière temporaire. Dans le cas de la création d’une entrepris de sécurité privée, il est peu probable que celle-ci remplisse une des conditions pour bénéficier d’une exonération permanente, mais elle pourrait en revanche bénéficier d’une exonération temporaire, principalement en fonction du lieu d’implantation de celle-ci. En effet, si l’entreprise est par exemple située dans un bassin d’emploi à redynamiser (BER), ou encore dans une zone franche d’activité (ZFA) dans un département d’Outre-mer, elle pourra être exonérée temporairement de cette cotisation. Elle devra alors effectuer une demande d’exonération temporaire en remplissant le formulaire cerfa n°10694 et en l’envoyant au service des impôts dont elle dépend.
 
 

Quand et comment s’acquitter de la CFE ?

 
Les entreprises doivent s’acquitter de la CFE tous les ans, à l’exception de la première d’activité, où elles en sont exonérées. Lorsque le montant de celle-ci est inférieur à 3 000 €, la totalité de la cotisation est à verser avant le 15 décembre. En revanche, lorsque son montant est supérieur à 3 000 €, l’entreprise doit payer 50% du montant total de la CFE avant le 15 juin, puis le reste avant le 15 décembre.
Une entreprise a alors plusieurs choix en termes de règlement de cette cotisation. En effet, elle peut soit choisir de s’en acquitter en ligne, via son compte fiscal, par le biais d’un prélèvement mensuel ou à l’échéance.
 


Nos conseils pour remplir sa déclaration initiale de CFE

 
Bien qu’une entreprise ou un professionnel exerçant une activité non salariée est exonéré de la cotisation foncière des entreprises lors de sa première année d’activité, il sera tout de même obligatoire de remplir une déclaration initiale de CFE. Celle-ci devra alors être envoyée au Service des Impôts des Entreprises de la région dans laquelle est implantée l’entreprise (ou le professionnel exerçant une activité non salariée).
 
Cette déclaration peut impressionner certains, d’autant plus qu’elle est souvent l’un des premiers documents que l’on doit remplir lorsque l’on souhaite créer son entreprise. De même, certains termes ou tournures de phrases employés dans celle-ci peuvent être déroutants ou difficiles à comprendre. Mais, rien d’insurmontable si on lit les différentes cases à remplir avec attention ! 
 
Nous vous conseillons alors de lire ce formulaire méticuleusement. De même, en cas de doutes sur une case à cocher ou à remplir, il sera judicieux de votre part d’interroger un professionnel de la création d’entreprise ou des finances publiques, ou même quelqu’un de votre entourage étant déjà passé par tout le processus de la création d’entreprise.
De même, nous vous conseillons de bien vous renseigner sur le territoire dans lequel vous allez implanter votre entreprise, étant donné que vous pourriez bénéficier d’une exonération temporaire si jamais celle-ci sera située dans une zone de revitalisation rurale, par exemple.
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